J’ai bien reçu votre lettre et vos deux cartes;[1] ne craignez pas de me fatiguer jamais.
Je pense que l’affaire ne tardera pas à être réglée, sitôt le retour de Mgr l’Evêque, en ce moment en tournée de confirmation dans le Doyenné de Roulers.[2]
Quant à vous donner pour successeur Mr le Professeur Bruloot, vous comprenez que la chose ne dépend de moi en aucune façon. Je ne puis non plus entretenir de ce projet Mgr l’Evêque; ce serait assumer un rôle, qui ne m’appartient pas. Mais Jeudi prochain, lorsque je verrai Mgr De Brabandere, je lui ferai part de vos désirs et de ceux de Mr le Curé, avec motifs à l’appui. Je laisserai Mgr le Vicaire-Général juge de l’opportunité qu’il pourrait y avoir de donner suite à ce projet.
Si Mr le Doyen a tenu le propos, qu’on lui prête, il a commis une indiscrétion, d’autant plus déplacée qu’elle émane d’un personnage tenu, par position, à un silence plus rigoureux. Vous êtes homme, je le sais, à ne tenir aucun compte des cancans, lais-p2sez les langues aller leur train et tenez-vous en paix devant Dieu.[3]
J’applaudis, des deux mains, à la mesure radicale, que vous avez prise à l’endroit de la maison Maison Macaire.[4] Il y avait là du louche et rien de tel qu’une situation nette et correcte. On vous trouvera peu aimable, peut-être, mais, patience! vous avez rempli un devoir et dégagé votre responsabilité.







