J’ai bien reçu votre bonne lettre et le magnifique volume, dont elle m’annonçait l’envoi.
C’est un grand encouragement pour moi d’apprendre que vous lirez mon livre, qui est le fruit de trente années de recherches, continuées en dépit de tous les obstacles et malgré le temps si restreint dont je dispose. C’est grâce à l’économie des minutes, en me sévrant de toute autre distraction, en renonçant à tout ce qui s’appelle amusement, que j’ai pu recueillir les notes, dont ce volume est composé.
J’ai travaillé avec un soin spécial la période de la Révolution française (voir la biographie du Curé Gailliard) et je crois ne pas avoirp2omis grand’ chose sous ce rapport; cela m’a coûté des peines inouïes!
Inutile de vous dire que j’ai écrit con amore la biographie de M. Van Coillie.[1]
La biographie du curé Jennyn, – un écrivain, – vous plaira, j’espère. Vous lirez sans doute aussi avec plaisir ce qui concerne le Séminaire Anglais, M. le baron Sutton, etc.[2]
J’attache grand prix à votre appréciation, et je vous remercie d’avance des lignes que vous consacrerez à mon travail dans Biekorf.[3] Vous entrerez, j’espère, dans quelques particularités, pour faire connaître un peu mon livre. Mille fois merci, d’avance.
Je regrette de ne pouvoir offrir un exemplaire à M. Van Costenoble,[4] n’ayant fait tirer qu’un nombre fort restreint d’exemplaires, dont quelques-uns ont été mis en vente et les autres distribués à ceux envers qui j’avais des obligations.p3Je perdrai une grosse somme à cette publication, mais je m’en console en songeant que j’ai sauvé de l’oubli bien des choses intéressantes.
C’est un bien beau volume que la traduction de la vie de Ste Elisabeth de Montalembert, et je vous suis bien reconnaissant de la bonté, que vous avez eue de m’en réserver un exemplaire.
Si je ne me trompe, Mr Cuppens a essayé de traduire ce livre, si français, et c’est vous qui avez fait la grosse besogne, en révisant sa traduction, en faisant sa toilette, pour la présenter au public; chose plus difficile que d’écrire un livre du premier jet. Vous avez fait œuvre bien méritoire.
Merci de toutes les petites curiosités, qui accompagnaientp4votre beau cadeau, surtout de la gracieuse plaquette dédiée à Mgr Mangeruva.[5] J’examinerai, à mon premier loisir, si j’ai des drapelets en double.[6]







