Bruges, le 23 Février 1894.
Cher Ami,
Merci pour vos condoléances si affectueuses;[1] vos bonnes et chrétiennes paroles, jointes à la promesse de prières pour le cher défunt, m’ont beaucoup consolé.
La mort de mon frère Aimé est une immense perte pour sa famille, et pour moi en particulier; son départ de ce monde, que rien ne pouvait faire prévoir, m’a fait au cœur une blessure, qui ne sera jamais cicatrisée. Je suis résigné, mais brisé.
Je réunis pieusement tout ce qui a trait aux funérailles de mon cher Frère, si quelquep2Journal de Courtrai avait écrit sur lui,[2] en annonçant son décès, si peu que ce fût, je recevrais, avec une extrême reconnaissance, un exemplaire du numéro, qui contient ces lignes.
Priez pour moi, Ami, et croyez-moi
Votre tout dévoué en Notre Seigneur
Ernest Rembry







