Bruges, le 19 7bre 1890.
Ami,
Je m’empresse de répondre à votre carte d’hier.[1]
L’Agent de change vous a dit vrai. Les obligations Belges-Italiennes sont remboursables; remettez-lui donc vos titres et il vous retournera le produit de vos coupons.
J’ai consulté mon collègue, Mr S., au sujet de l’usage à faire de la somme remboursée; il préconise l’achat d’Obligations brésiliennes Bahia e Minas,[2] comme offrant toutes les garanties possibles de sécurité, et ce nonobstant les commotions politiques qui ont agité le Brésil.[3] Les financiers les plus entendus de Bruges partagent l’avis de mon honorable collègue.
Croyez-moi, Ami,
Tout vôtre,
Ernest Rembry.







