Les honneurs pleuvent sur vous; voilà le Pape qui veut, lui aussi, attacher un fleuron à votre couronne. Proficiat![1]
Je suis prêt à m’interposer pour la réussite du projet,[2] que vous me communiquez, sous le n° 1 de votre lettre.[3] J’ai toutefois une objection à faire à cette combinaison. La libéralité de la famille Courtraisienne demeurera nécessairement secrète; aux yeux du public, vous passerez donc pour un prêtre démissionaire, et démissionaire sans motif plausible, vu que vous n’êtes ni âgé, ni infirme.
Pareille position ne me parait pas assez honorable pour vous. Je voudrais donc que la famille en question[4] vous assurât la rente viagère, dont vous parlez, et qu’en outre vous occupiez à Courtrai un poste autre que celui de vicaire, et qui, tout en n’étant pas rude, vous donne de la considération aux yeux de vos confrères et du public. Connaissez-vous pareil poste à Courtrai (je laisse de côté les cures), qui vous tente et où vous seriez heureux? Parlez-p2moi à cœur ouvert. Dès que je connaîtrai vos désirs, je les ferai connaître en haut lieu, où l’on vous est fort dévoué et où l’on aimerait tant à vous caser honorablement. Une cure ne vous irait pas, permettez-moi de vous le dire; vous vous absorberiez dans les mille détails de l’administration, et vous auriez à fermer vos chers livres. Il faut donc songer à autre chose. Pensez-y et écrivez-moi tamquam Fratri,[5] je ne négligerai rien pour amener une solution dans le sens qui vous sourit le plus.
J’ai consulté mon collègue touchant le 2° de votre lettre; rien, d’après lui, ne doit s’opposer à ce que vous acquériez encore deux San Domingo’s.[6]







