Merci mille fois pour vos excellents souhaits, formulés en frison,[1] mais dont la traduction m’a fait comprendre toute la beauté. Les vœux, que je forme pour vous, partent, vous le savez, d’un cœur d’ami, et je les résume dans le souhait, si chrétien de nos ancêtres: Sit tibi annus, juxta utrumque hominem, faustissimus![2] Tout est là, je crois, et si mon souhait, que j’appuierai de mes prières, se réalise, l’année 1888 sera pour vous parfaitement heureuse.
Merci encore pour le double souvenir joint à votre carte, et surtout pour le petit plan de Menin,[3] imprimé sur satin. Je possédais déjà un exemplaire de ce plan sur papier; ce nonobstant, et quoique le satin soit usé en plusieurs endroits, je me suis empressé de faire mettre sous verre cette très-précieuse épave, afin de la préserver ainsi de detériorations ultérieures. Merci, de rechef et de tout cœur!
On a été fort satisfait des souvenirs jubilaires d’Henri;[4] j’espère que vous aurez trouvé jolie l’ornementation qui encadre vos deux beauxp2quatrains. On ne pouvait du reste leur donner de cadre trop riche.[5]
Inutile, ce me semble, Ami, de vous redire que vous êtes et serez toujours, omni loco et omni tempore hospes gratissimus.[6]
J’ai commencé, le 2. de ce mois, ma 27e année de buraliste ou chevalier de l’écritoire! On se fait vieux, hein?[7]







