J’ai parfaitement reçu, Vendredi dernier, la petite cargaison de livres, que vous m’avez expediée, et je vous demande pardon d’avoir tardé si longtemps à vous remercier de votre gracieux envoi. Il y a parmi ces volumes, dont la plupart sont d’origine monastique et me semblent des épaves des anciennes bibliothèques franciscaines de Courtrai, quelques bons numéros, tels que le Scrutinium clericorum,[1] la vie de Barthélemi des Martyrs, le supplément au bréviaire de Chartres (spécimen curieux des tristes remaniements du bréviaire romain), etc. Merci encore une fois, Ami, de songer ainsi à moi au milieu de l’écrasante besogne, qui vous accable. Votre Loquela seule, qui requiert tant d’études et vous entraînep2dans une correspondance sans fin, suffirait à occuper une vie d’homme. Quand posséderons-nous une table alphabétique des premières années de votre précieux recueil? Impossible maintenant de s’y orienter.[2]
Après le temps pascal, ne ferez-vous pas une pointe jusqu’à Bruges? Il y a un an, sauf erreur, c'est-à-dire, depuis les funérailles de Mr le Chanoine Deman, que vous n’avez revu votre ville natale.[3] Votre couvert – inutile de le répéter, – est toujours mis, rue du Marécage, 36, aux conditions ordinaires d’avertissement préalable à mon cordon bleu,[4] à la descente du train.
Merci, une fois encore, Ami, et







