Merci mille fois pour votre aimable et précieux cadeau; le Duik-Almanak, arrangé sous forme de petit volume, sera mon vade mecum pour toute l’année 1886. Vous avez fait un excellent choix parmi les milliers de proverbes et de pensées, que vous aviez réunis; tous ces adages, dictons, etc., ne sont pas d’égal mérite, mais le plus grand nombre est frappant de justesse et, dès lors, se retient aisément. Encore une fois donc, proficiat et merci!
Dom Boutrais, qui est en ce moment à la Chartreuse de Notre Dame des Prés, à Montreuil (Pas de Calais), me demande où en est la traduction de la Chronique des Chartreux de Nieuport,[1] dont l’Ordre, paraît-il, désire extrêmement la publication. Je lui ai répondu que vous êtes surchargé de besogne et empêché, par des embarras de tout genre, d’aller aussi vite que vous le voudriez.
Dites-moi franchement, Ami, si vous croyez pouvoir mener à bon terme l’oeuvre entreprise. Ne vous gênez pas de me dire toute votre pensée à cet égard; si la tâche assumée est trop lourde, nous pourrions faire en sorte quep2l’Ordre, dont beaucoup de membres, entre autres Dom Boutrais, entendent parfaitement l’anglais, se charge lui-même de la traduction du Manuscrit de Jacques Long, si tant est que les Dames Anglaises y consentent.
Ecrivez-moi, je vous prie, demain, deux lignes à ce sujet.







