Avant toutes choses, je vous souhaite une bonne et sainte année, une année salutaire, een zalig nieuwjaer, et ce juxta utrumque hominem.[1] Impossible de vous souhaiter davantage.
J’ai parfaitement reçu, en guise d’étrennes, les prémices de votre travail; je vous en eusse remercié à l’instant, mais la fièvre m’a retenu au lit le premier jour de l’an, et c’est hier seulement que j’ai pu reprendre ma besogne.
Votre traduction[2] est fort de mon goût et je vous en félicite sincèrement; elle est écrite dans un bon style, qui ne demandera guère de retouches, et quant à l’exactitude, je suis persuadé qu’il serait impossible de faire mieux.
Ce premier chapitre était d’une difficulté et d’une aridité rares, à cause des centaines de noms propres et surtout des termes juridiques, etc, dont il est hérissé; vos connaissances linguistiques vous ont grandement servi à surmonter les difficultés de la traduction. La charte d’Henri V, dont ce chapitre n’est que l’analyse, est reproduite dans le Monasticon Anglicanum; nous pourrons donc aisément redresser les erreurs de noms, qui se seraient glissées dans le texte de Dom Long.
Je vous souhaite beaucoup de courage dans la continuation de votre traduction. Nous ferons, je l’espère, un bon travail. J’ai recueilli déjà quantité de curieux documents, et des détails de tout genre, qui formeront la suite du travail de Long, et nous per-p2mettront de conduire l’histoire de la chartreuse de Nieuport jusqu’à sa suppression en 1783. Je vous ferai voir tout cela quand vous viendrez me visiter; il est entendu, n’est-ce pas, que nos affaires se traitent toujours à table?







