Le mot suchema (ut vocant)[1] ne se trouve dans aucun de mes glossaires.[2] Le contexte me semble indiquer l’hermine des chanoines. Le mot m’a l’air d’une expression d’étudiant, n’ayant qu’une vie locale, comme autrefois le mot talia, au séminaire, c’est à dire bonnet carré. Mgr. Wemaer ayant dit un jour, en montrant son bonnet (carré): ferantur talia et non alia.[3] Le mot suchema a l’air d’avoir été fabriqué par un grecisant.[4] ψύχος signifie froid, frigus et εἰμα habit,p2vêtement; de la on ferait assez vite un mot ψυχειμα q.d.[5] frigoripallium, vêtement contre le froid. Le mot n’etant qu’une invention locale, n’étant autorisé par aucun texte, on comprend que ψ, ps pouvait facilement devenir s, confer[6] psalmus, salmus, salmodia etc., ei et e permutent souvent verbi gratia[7] ἕίλιξ hélice etc.
Notre mot mutse parait provenir de almutium, dont on ignore l’origine; autrefois on le traduisait par huive, huike, kovel, keuvel; aujourd’hui on ditp3choorpels (Kramers)[8] un mot plus exact serait armkeuvel. Pour dire: il a tout perdu, on dit, comme vous le savez sans doute: Hij heeft kappe en keuvel verloren, hij en heeft noch kappe noch keuvel meer. Ce serait cappa et suchema, dans le cas que suchema, soit un aumusse d’hiver. Aumusse fait mozetta en Italien, mosette en Français mutse en Flamand Aucun de ces trois mots n’implique plus fourrure je crois: Est-ce que suchema n’a pas été inventé pour distinguer la mozettep4d'hiver de la mozette d’été, le camail d’avant et le camail d’après tous saints?
C’est peu, mais c’est tout ce que j’ai.
Mr le curé Claeys etait absent de la derniere réunion[9] de l’Acad. à cause de la mort de son père;[10] ce sera pour la prochaine fois.[11]
Ici tout va bien. Mlle Berghman donne toutes satisfactions.[12]







