Courtrai, en la fête de S. Antoine 1896.
Très Révérend Ami,[1]
Ce sera pour moi un bien petit sacrifice de me conformer aux avis contenus dans votre lettre de ce jour. M. Baes m'a dit qu'il s'était adressé à M. Houtave, son ami, à l'effet d'obtenir de Sa Grandeur la permission requise. M. Houtave, après réflexion de plusieurs jours, a dit à M. Baes, que ces MM.[2] feraient mieux de demander eux mêmes la permission à Monseigneur.
Je croyais donc Mgr. informé et prévenu. Le principal motif que nous avions, c'était de prévenir et d'empêcher la levée de boucliers que quelques uns de nous prévoient et craignent.[3] Je ne sais si c'est à bon droit.
Je vous suis bien reconnaissant et veuillez compter sur mon plus entier dévouement. Je reste entretemps
votre très humble serviteur
Guido Gezelle






