Je suis depuis une dizaine de jours à Menton, comme vous le savez peut’être. Voila un ciel et un climat où je voudrait passer ma vie. Quelle mèr, et quel ciel! Et cette belle couleur bleue qu’il est impossible de rendre. Je suis tres bien ici, je pense que ce séjour me fera beaucoup de bien. Si seulement il pouvait en parti me débarasser de cette affreusep2goutte. Je l’espère. Le temps est superbe ici et quelle admirable végétation. Tout y pousse seul. Partout forêts d’orangers, de citronniers, d’oliviers. Les bois d’oliviers sont surtout remarquables par leur vegétation pittoresque; puis les bois de cèdres: de vieux arbres séculaires, souvent atteints par les vents violents et les chûtes des neiges qui tombent des montagnes. - La vue de toutes ces magnificences est indescriptible. On est comme suffoqué.p3Je ne néglige ici pas l’horticulture. Je visite tous les établissements possibles, muni de lettre d’entrée de Van Houtte, ce qui m’ouvre toutes les portes -
Les établissements sont en général assez mal tenus; les fleurs y viennent seules; c’est peut-etre la raison.
J’espere, cher Monsieur l’Abbé, que votre santé est bonne, si vous allez à Maelte[1] veuillez présenter mes compliments à tout le monde et







