Je m’empresse de répondre à votre bonne lettre d’hier.
Ce n’est pas le travail de Coremans, me semble-t-il, que je vous ai communiqué dans le temps, mais celui d’Emile Gachet. Quoi qu’il en soit, voici le passage de Coremans, auquel de Reinsberg fait allusion:
“Behourdic ou behourdich. – M. le baron de Reiffenberg, chez qui la science s’unit à la fois à une critique pleine de justesse et à la pensée pénétrante et spirituelle, nous a expliqué ce mot par le thiois: behoorten ou behoorden, père du mot français heurter, et qui convenait très-bien à cette espèce de tournois primitif où nos ancêtres s’entrechoquaient rudement, d’abord avec des lances, ensuite avec des bâtons.” (L’Année de l’ancienne Belgique)
L’auteur n’indique pas le travail de de Reiffenberg, auquel il fait allusion, de sortep2que je ne puis vous fournir le texte même du savant académicien. L’extrait de Coremans ne vous avancera donc guère; je le regrette.
J’apprends avec plaisir que vous êtes en bons termes avec Mr Ferdinand Vanderhaeghen, le plus érudit de nos bibliographes. Ce savant peut vous être d’une grande utilité pour vos recherches linguistiques; d’autre part, le contact avec un prêtre, comme vous, servira peut-être à dissiper chez lui beaucoup de préventions. Ces Messieurs n’aiment pas les prêtres, parce qu’ils ne les connaissent pas; M. Vanderhaeghen, du reste, n’est pas prêtrophobe, et il est serviable au suprême degré, ce que vous devez avoir expérimenté déjà.
Les Gueux de votre Académie se mettent eux-mêmes à la porte; voilà qui est bien fait. Votre corps ne comptera ainsi bientôt que des hommes respectables sous tous rapports.[1]
Merci pour la promesse que vous me faites touchant la pièce Marant; j’attache grand prix à cette épave.







