J’ai conduit hier à sa dernière demeure ma vieille et fidèle servante, Reine, que vous connaissiez si bien et qui vous tenait en si haute estime. La pauvre fille est morte des suites d’un épouvantable accident; il y aura demain quinze jours, que descendant l’escalier, elle s’est fracturé le crane et blessée à la colonne vertébrale. J’étais seul avec elle; jugez de mon effroi et de tout ce que j’ai enduré durant cette quinzaine, en voyant souffrir une personne qui m’était si dévouée.
Mr le Doyen Van Coillie, mon meilleur et plus ancien ami, a précédé Reine d’un jour dans la tombe. Quel vide cette double mort a fait autour de moi! Priez pour les chers défunts et aussi pour moi!
J’annexe à la présente deux lettres de Dom Boutrais.[1] De grâce, tirez au clair l’affaire des deux titres,[2] dont il y est question, et faites-moi connaître la signification exacte des mots thediet et theerne. Rédigez votre note en français, pour que je puisse la communiquer à Dom Boutrais; pourrais-je l’attendre Mardi matin? Mille fois merci d’avance.
Quel beau sujet à traiter que la vie de M. Van Coillie![3] Que n’ai-je votre plume et votre coeur.
P.S. Retournez-moi les 2 lettres ci-jointes.







