Merci un million de fois, en mon nom d’abord, ensuite et surtout au nom de saint Gilles, à la gloire duquel vous avez fait une pièce de maître. J’ai lu et relu, avec un indicible plaisir, votre magnifique étude,[1] dont je ne sais assez admirer la richesse de détails et l’érudition sans pareille. Quel précieux joyau pour mon livre! Je vais l’y enchâsser en guise d’appendice, à la fin de mon premier volume, qui est terminé. Votre travail, auquel je ne changerai pas un iota, ressortira ainsi on ne peut mieux; il sera, pas n’est besoin de le dire, accompagné d’une note, destinée à en faire connaître le savant auteur.
Je mettrai pour titre:
Etude sur le nom d’Αιγιδιος
et sur les transformations qu’il a subies
dans les diverses langues.
Si ce titre ne vous plaît pas, vous le corrigerez sur l’épreuve, qui vous sera transmise. Je le répète, ce travail est le vôtre, et vous ressemblez à un riche joaillier, qui consent à prêter une brillante parure, pour relever les grâces par trop modestes d’une de ses clientes. Ou, si vous l’aimez mieux, vous êtes le paon, et je suis le geai; mais, au moins, je ne m’enorgueillirai pas de ce qui appartient à autrui, je rendrai honneur à qui honneur est dû.
Encore une fois, merci! Pareille collaboration console de bien de déboires et de bien de fatigues. Que Saint Gilles vous le rende au centuple.
Si vous pouviez me procurer un exemplaire de votre petite brochure sur Mr Van Dale, j’en serai fort aise.







